Le social shopping
est un terme récent qui désigne plusieurs choses. Pour le commerçant, cela consiste essentiellement à ouvrir sa boutique, sa marque et son catalogue produit aux sites de réseaux sociaux pour communiquer vers une partie de ses clients et en recruter de nouveaux par viralité.


Comment ça marche ?

Le commerçant peut diffuser des informations sur son activité ou ses produits directement sur les réseaux sociaux. Mais il doit au préalable se faire connaître et donc y recruter ses propres clients. C’est donc essentiellement sur son site ou à travers sa propre communication qu’il encourage ses clients à le « suivre » ou à « devenir fan » de sa boutique. Ce faisant, il met un pied sur le réseau pour y créer sa « communauté » de clients.
Il est possible également d’encourager le partage de ses produits sous forme d’information, de recommandation ou de critique depuis son propre site vers les réseaux sociaux à l’aide de petits outils web dédiés.

Que peut-on espérer concrètement ?

En communiquant sur un réseau social, on communique sur sa marque, on fait de la publicité et on peut gérer sa e-réputation dans l’échange direct avec le consommateur. Pour les gros sites e-commerce, cette présence sur les réseaux sociaux est désormais réclamée par les consommateurs et devient presque incontournable. Elle a ouvert la voie au métier de Community Manager.
L’enjeu véritable pour l’e-commerçant est de vendre davantage, de manière directe ou indirecte, par ces nouveaux outils. La promesse du réseau social, c’est sa viralité. Si un client recommande un produit à son propre réseau, peut-être sera-t-il à nouveau recommandé par l’un de ses membres, etc. Evidemment, le revers de la médaille, c’est que la viralité sur le web - ou buzz – fonctionne en positif… ou en négatif !

Faut-il des compétences spécifiques ?

Les aspects techniques du social shopping sont relativement accessibles et peu coûteux à mettre en œuvre pour un démarrage classique. Cependant, il faut savoir communiquer et le faire sur le moyen ou long terme, ce qui suppose une stratégie de communication et de la disponibilité.

Quel réseau social choisir ?


Il existe plusieurs types de réseaux. Facebook est le plus abouti pour l’e-commerce en B to C d’autant qu’il est ancré dans la sphère privée. Google + est encore secondaire pour le moment et est utilisé pour son intérêt en référencement auprès de Google. Pinterest se développe très fortement sur un modèle de partage de photographies et donc de produits adaptés à ce modèle. Les réseaux professionnels tels que Linkedin ou Viadeo sont dédiés au monde du B to B. Twitter règne sur le monde de l’actualité et du partage d’informations courtes. Enfin, il existe désormais de nombreux réseaux spécialisés.

Comment réussir en social shopping ?

Cette activité est encore balbutiante. De nombreux e-commerçants ont un retour sur investissement très faible. En pratique, certaines activités se prêtent mieux que d’autres au social shopping. L’information relayée à travers les réseaux sociaux doit avant tout susciter l’intérêt et valoriser celui qui la partage. Au-delà du prix et de l’opération commerciale, ce peut-être à travers une offre originale, dédiée à une cible spécifique qui se retrouve dans une communauté virtuelle  ou encore à travers des produits de loisirs ou techniques qui regroupent des passionnés… Dans la stratégie de communication, il importe de s’adresser à une communauté clairement définie et de lui adresser le message adéquat sous peine de lasser rapidement.