Responsive Design et écrans larges : le paradoxe.

    Depuis 4 ans, la technologie web s’est concentrée sur les petits écrans, en mettant de côté les écrans larges.

    Augmentation du trafic mobile et tablette

    En 2010, le « site e-commerce français moyen » comptait entre 1 et 3 % de trafic mobile/tablette. En 2014, c’est entre 20 et 40 % de son trafic qui est concerné. Cette évolution, très largement commentée, a été l’un des phénomènes les plus marquants de la sphère e-commerce.

    Augmentation de la largeur des écrans en navigation classique

    En 2010, le « site e-commerce français moyen » comptait entre 20 et 30 % de son trafic sous résolution 1024 x 768 px. Plus des 2/3 du trafic provenait de résolutions supérieures à 1280 px comme… aujourd’hui. En effet, parallèlement à la montée en puissance des mobiles et tablettes, le format 1024 x 768 px (ultra dominant dans les années 2000) a quasiment disparu en 4 ans en navigation classique (mode « desktop » ou navigation bureau, c’est à dire depuis un ordinateur portable ou fixe classique). Cette résolution a tout de même continué d’apparaître dans les statistiques mais en navigation de type « tablette ».

    Le paradoxe de l’évolution vers le responsive webdesign (RWD)

    Pendant 4 ans, la plus grande partie des efforts s’est concentrée sur moins d’1/3 du trafic, à savoir la navigation mobile et tablette. Tandis que les écrans « s’élargissaient » en mode classique, la largeur maximale des sites est restée fixée à 1000 px (voire 1200 px pour les sites les plus avant-gardistes), laissant la part belle aux fonds d’écran.

    L’optimisation de l’affichage pour les grands écrans est délaissée

    Désormais, de nombreux sites ont évolué et proposent une expérience de navigation mieux adaptée aux grandes et très grandes résolutions. Mais à l’heure où j’écris ces lignes, 5 des 10 plus gros sites e-commerce fréquentés par les français sont en largeur fixe à 1000 px et aucun ne dépasse 1200 px (non compris Amazon qui a toujours privilégié le « pleine largeur » autrement appelé « liquide »).

    On peut donc dire, sans trop se tromper, que la moitié des sites e-commerce français proposent aujourd’hui des sites adaptés à une résolution d’écran qui n’existe quasiment plus en navigation classique, alors que ces internautes continuent de représenter les 2/3 de leur trafic quotidien ! Ces sites ont par ailleurs, dans leur grande majorité, une navigation adaptée au mobile, en responsive design ou en version mobile dédiée…

    Des sites ringardisés et étriqués sur les écrans larges

    Sur un écran très large, l’impression qui domine lorsqu’on visite un site e-commerce en 1000 px de large par défaut, par rapport à un site en 1200 px et supérieur, c’est l’aspect « étriqué » de l’ensemble : des photos plus petites, des polices plus petites, des espacements plus petits, un fond d’écran immense, etc. Cela éloigne l’internaute de son produit. Dommage ! Lorsqu’un des enjeux principaux du e-commerce est de combattre « l’effet virtuel » de l’achat…

    Exemple : rendu d’une vignette produit dans une page de liste de résultats

    Au final, les défenseurs du Responsive Design, qui ont combattu pour le « mobile first » (et qui en reviennent parfois), risquent de gagner leur pari en bonne partie grâce à la ringardisation des sites non responsive sur les écrans larges…

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